témoignage Police et stoïcisme un métier de relations humaines

la pensée apaisée avec la lecture de Marc-Aurèle et du Manuel Epictète
Bonjour,
Je souhaite apporter un témoignage concernant le métier que j'exerce à savoir policier (de terrain).
Ce métier comme tous les métiers de relations humaines (prof, juge, etc... ) où il faut pour beaucoup prendre sur soi est un métier usant psychologiquement, et je passe volontairement sur le côté physique qui tient à une bonne hygiène de vie (entretien de son corps, sommeil, repas équilibrés et à heures fixes).
En effet, il est fréquent de se trouver en situation de stress, d'informations contraires, de dissonances cognitives, c'est-à-dire d'idées ou de connaissances incompatibles entre elles : demander à un collègue ou à un subordonné de remplir une mission que l'on sait désagréable à effectuer (garder une porte de personnalité par ex.).
Il y a plusieurs facteurs qui permettent de lutter contre cela.
Tout d'abord l'expérience du métier qui permet de mettre en oeuvre des mécanismes, attitudes, réflexes propres à annihiler cet état de stress !
Puis la fuite, l'évitement, l'effacement face à ce (ou ceux) qui dérange(nt).
Cette méthode malheureusement, bien que chacun y ait eu recours ne serait-ce qu'une fois dans sa vie, ne conduit qu'à une dégradation de sa propre estime, ou pire à la mythomanie
(état évolutif qui conduit l'être progressivement du mensonge à autrui au mensonge à soi-même).
Enfin, et pour ma part, la lecture et l'usage des principes du stoïcisme.
En effet ayant découvert cette philosophie depuis peu sur les conseils d'un collègue, je me suis plongé avec bonheur dans une lecture des Pensées pour moi-même de Marc-Aurèle suivies du Manuel d'Epictète.
Ma pensée s'apaise dès les premières lignes parcourues, mon rythme cardiaque ralentit et tous les dilemmes auxquels j'ai pu faire face ont pris une autre dimension, cohérente cette fois-ci.
Ainsi le rapport à l'autre est mieux accepté et mieux vécu lorsqu'on prend conscience que l'on ne peut changer que ce qui est de notre influence : notre langage verbal, corporel, nos actions ou nos inactions.
Tout part du postulat chez le policier qu'il faut accepter les choses comme elles sont, non par dépit, mais pour mieux y remédier.
Autre point essentiel aussi dans ma pratique du stoïcisme, la sérénité retrouvée et la distanciation entre vie professionnelle et vie privée.
Pour conclure, le stoïcisme peut être vécu comme objectif ou comme un moyen pour atteindre un objectif autre, auquel cas il est accompagné de moins d'austérité.
C'est mon cas

Fabien



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