stoicien aujourdhui hier le stoïcisme en action

être stoïcien : vivre le stoïcisme au troisième millénaire, réécriture oeuvre Sénèque...

Vous pensez être, souhaitez devenir stoïcien ? Vous pensez que le stoïcisme est la meilleure réponse pour vivre pleinement votre vie ?

Comment et pourquoi ? Vous allez nous l'expliquer ? Ce site est certes le mien mais il est surtout le votre. Je souhaiterais intervenir le moins possible... Position stoïcienne ?

Le stoïcisme ? Une école philosophique née dans la Grèce antique.
Elle fut fondée par Zénon de Kition en 301... avant notre ère.
Chrysippe, également en Grèce, puis Cicéron, Sénèque, Épictète et Marc Aurèle à Rome furent ses figures marquantes.

Un résumé d'alors ? vivre en accord avec la nature et la raison, vivre la sagesse. L'absence de passions engendrant l'absence de souffrances.

En vidéo, première approche :


Sénèque, ses Lettres à Lucilius, la Lettre 7, sa réécriture 2018 par Ternoise
Fuir la foule, les spectacles cruels, protéger les esprits des mauvaises influences

LETTRE VII : Fuir la foule, les spectacles cruels, protéger les esprits des mauvaises influences

Tu me demandes ce que tu dois absolument éviter ? La foule.
Tu ne saurais t’y risquer sans danger. Je t’avoue d’ailleurs ma faiblesse : jamais je ne rentre chez moi tel que j’en suis parti. Toujours quelque trouble a lézardé mon équilibre intérieur, quelque tentation bannie est réapparue. Le malaise qu’éprouvent à la moindre sortie les malades amoindris par un long état de faiblesse, s’empare de notre âme encore convalescente. La fréquentation du monde est néfaste. Là, tout nous encourage au vice, l’imprime en nous, à notre insu nous souille. Et plus nombreuse est la foule à laquelle nous nous mêlons, plus le danger se multiplie. Rien n’est plus funeste à la morale que les spectacles : les vices s’y insinuent en nous par l’attrait du plaisir. Veux-tu toute ma pensée ? D’un séjour au milieu des hommes, je reviens plus attaché à l’argent, à l’ambition, à la volupté, et même plus cruel, moins humain.

Le hasard vient de m’entraîner au spectacle de midi : je m’attendais à des jeux, des facéties, des divertissements où l’oeil se repose de la vue du sang humain. C’est le contraire : les combats précédents relevaient de la pure clémence ! Cette fois, plus de bagatelle : l’homicide dans toute sa crudité. Le corps n’a rien pour se couvrir, il est entièrement exposé aux coups, et pas un ne porte à faux. La foule préfère cela aux gladiateurs ordinaires, et même extraordinaires. Comment n’en serait-il pas ainsi ? Ni casque ni bouclier n’arrête le fer. À quoi serviraient ces protections, les ruses de l’escrime ? À retarder la mort.
Le matin, on livre des hommes aux lions et aux ours, à midi aux spectateurs. Par ordre de la foule, on met aux prises ceux qui ont tué avec d’autres qui les tueront, et tout vainqueur est réservé pour une nouvelle boucherie. Le sort de tous, c’est la mort ; le fer et le feu accomplissent la besogne. Cela, pour occuper les intermèdes !

« - Mais cet homme est un brigand !
- Eh bien, il mérite le gibet.
- C’est un assassin !
- Tout assassin doit subir la peine du talion. Mais toi, qu’as-tu fait, malheureux, pour t’infliger un tel spectacle ? » « Les fouets ! Le feu ! La mort ! hurle-t-on. En voilà un qui s’enferre trop mollement, tombe avec peu de fermeté, meurt de mauvaise grâce ! »
Le fouet les renvoie aux blessures ; et ces poitrines nues doivent s’offrir aux coups.
Vient l’entracte… On égorge encore, pour ne pas rester à ne rien faire !

Romains ! Ne sentez-vous donc pas que l’exemple du mal retombe sur ceux qui le donnent ? Rendez grâce aux dieux immortels : ils vous laissent enseigner la cruauté à celui qui ne peut l’apprendre.

Il faut soustraire de l’influence populaire tout esprit trop tendre et peu ferme dans la bonne voie : aisément il passe du côté de la foule. Même Socrate, Caton ou Lélius auraient pu laisser emporter leur vertu par le torrent de la corruption ; et nous, dont le caractère se forme tout juste, comment résisterions-nous aux innombrables tentations ? Un seul exemple de profusion ou d’avarice fait beaucoup de mal ; la présence à notre table d’un délicat peu à peu nous effémine, nous amollit ; le voisinage d’un riche irrite la cupidité ; le seul contact d’un individu mauvais suffit à transmettre sa rouille d’immoralité au coeur le plus pur ; que penses-tu qu’il adviendrait de tes moeurs livrées aux assauts de tout un peuple ? Fatalement tu l’imiteras ou manifesteras ta répulsion. Double écueil à éviter : ressembler aux méchants parce qu’ils sont les plus nombreux, haïr le grand nombre parce qu’il diffère de nous.
Recueille-toi en toi-même, le plus possible ; fréquente ceux qui te rendront meilleur, reçois ceux que tu peux rendre meilleurs. Il y a ici réciprocité, enseigner instruit. Préserve-toi de l’envie d’une vaine gloriole, pouvant t’entraîner à te produire devant un auditoire peu digne. Je te laisserais faire si tu avais de la marchandise adaptée à ce public-là. Mais aucun ne te comprendrait, hormis peut-être un ou deux par hasard ; encore te faudrait-il les former, les élever à t’entendre.
« Eh, me diras-tu, pour qui donc ai-je tant appris ? » Ne crains pas d’avoir perdu ta peine: tu as appris pour toi.

Cependant, ne souhaitant pas avoir appris aujourd’hui pour moi seul, voilà trois belles maximes à peu près sur ce sujet ; l’une payera la dette du jour, tu prendras les autres comme avance. Démocrite a dit : « Un seul homme m’est autant que tout un peuple, et tout un peuple autant qu’un seul homme. » J’approuve également, quel qu’en soit l’auteur, car ce mot est attribué à plusieurs, sa réponse quand on lui demandait pourquoi il soignait tant des œuvres que si peu d’hommes connaîtraient : « C’est assez de peu, assez d’un, assez d’aucun. » La troisième, aussi remarquable, est d’Epicure ; il écrivait à l’un de ses compagnons d’études : « Ceci n’est pas pour la foule, mais pour toi, car nous constituons l’un pour l’autre un auditoire suffisant. »
Garde cela, Lucien, au plus profond de toi, ainsi tu apprendras à mépriser l’espèce de plaisir que nous ressentons à l’approbation du plus grand nombre. Beaucoup de gens te suivent, t’applaudissent ? Eh bien ! Est-ce une raison de t’estimer davantage d’être de ceux compris par la foule? C’est en toi que tes mérites doivent briller.



Mais aujourd'hui ? Les footballeurs ont remplacé les gladiateurs et la télévision éloigne de l'Essentiel. Mais surtout : de nombreuses connaissances.

Faut-il suivre le stoïcisme "à la lettre" ou y puiser des réflexions ? La réponse me semble évidente !
Le stoïcisme ne doit pas rester figé mais vivre !

Ce site est une contribution à la redéfinition du stoïcisme. Mais avant, il convient de correctement le comprendre... Des oeuvres des premiers siècles du stoïcisme, seuls quelques fragments nous sont parvenus. Les plus importants avant été regroupés par Diogène Laërce (on les retrouve dans Vies et doctrines des Stoïciens - références du livre). Puis il y eut Sénèque, écrivain majeur en plus d'être stoïcien en quête de sagesse mais réaliste sur sa capacité d'y parvenir. 124 de ses Lettres à Lucilius nous sont parvenues. Comme une grande partie de ses Entretiens. A lire ! Épictète et Marc Aurèle apportent un petit éclairage...

Le portail est à l'initiative de la "ré-écriture", des Lettres à Lucilius.

Exclusivité : Vidéo de la Lettre 1 à Lucilius

Vous pouvez vous abonner gratuitement à cette chaîne Youtube... (les 124 lettres seront présdentées en vidéos)


Sur le forum stoïcien :
La lettre à Lucilius de Sénèque sur la nécessité de fuit la foule
Voir.

texte chanson stoicienne : chanson philosophique vivre de peu
Voir.


Un jour la télé l'éteindre : oui éteindre la télé définitivement
Voir.


Chanson stoïcienne : la voie de la sagesse par Camus
Voir.

Stéphane, stoïcien (peut-être !)

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Camus chanteur la paix de l'âme… trouver la sagesse...


- le 20 mars 2015 à 11 : 00
par jean-pierre mantey : Vaste question. Je vais donner quelques pistes. Le stoicisme suppose des exercices constants qui s'inscrivent dans notre quotidien... A la boulangerie, au volant d'une voiture, au travail... Le premier thème à méditer est la distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous... Cesser de se plaindre de tout et de rien. Poser un regard indulgent sur les autres et sur soi...
Autre travail... définir ses désirs... qu'est ce que je veux ? Quelles actions choisir ? Agir...
Jugements Désirs Actions...
Voilà en gros. Pour autres questions me contacter...
Cordialement

- le 20 mars 2015 à 10 : 59
par jean-pierre mantey : Epictète et Marc-Aurèle ne donneraient qu'un petit éclairage ? Je pense que au contraire ils illustrent en detail l'essentiel du stoicisme autrement dit la pratique. Peu importe d'engager un débat d'histoire de la pensée mais quand même Hadot a démontré l'importance de Marc Aurèle...


Des livres de référence conseillés, Sénèque, Épictète... Mais également un roman contemporain sur la sagesse...
roman de la sagesse